Être un aidant familial en France

Dans le domaine social en France, on dit qu’une personne est un aidant familial lorsqu’elle s’occupe de façon quotidienne d’un proche (parent, voisin, ami) qui dépend de son aide pour une raison ou une autre (maladie, handicap, etc.), quel que soit l’âge de ce dernier. Un aidant familial se distingue donc d’un professionnel de l’aide et des soins. L’aide qu’il apporte est nécessairement régulière, quelle que soit sa forme et quel que soit son caractère (permanent ou non). On désigne également les aidants par les termes de proche aidant, d’aidant familier, d’entraidant ou encore d’aidant naturel. Quels sont les chiffres qui décrivent l’univers des aidants et à quelles conséquences les expose leur statut ?

Statistiques sur les aidants familiaux

Qui sont les aidants familiaux en France ? Les chiffres ci-après, publiés en 2011, nous viennent de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie ; et en réalité, elles suggèrent que chacun d’entre nous peut être concerné par le statut d’aidant familial à un moment ou un autre de sa vie.

  • 8,3 millions de personnes (dont environ 4,7 millions de femmes) âgées d’au moins 16 ans apportent une aide régulière à domicile à un ou plusieurs de leurs proches.
  • 13 % d’entre eux sont parents, 44 % sont conjoints, et 21 % sont enfants et les 22 % restants représentent des amis, des voisins ou d’autres proches.
  • 11 % des aidants sont âgés de moins de 30 ans et 10 % d’entre eux ont plus de 75 ans.
  • Environ 50 % des aidants cohabitent avec la personne aidée (il faut savoir que la cohabitation permet d’apporter une aide plus variée).
  • 23 % des personnes aidées recourent également aux services d’un professionnel de l’aide (on parle d’aide mixte).

Soutenir les aidants

Les aidants doivent faire face à nombre de difficultés au quotidien. Les plus sérieuses concernent le fait qu’ils n’ont que peu de temps à consacrer à leur propre personne, mais aussi qu’ils finissent par être victimes d’isolement et qu’ils ne disposent pas de toutes les connaissances techniques nécessaires pour s’occuper des personnes dont ils ont la charge. Si l’on n’y remédie pas, ces problèmes peuvent provoquer de la maltraitance ou des situations d’épuisement. Il est important que les aidants puissent conserver leur vie sociale et familiale, et à ce sujet, ils bénéficient de différentes formes de soutien : soutien individuel, soutien collectif, formations, apports de renseignement (CCAS, mairies, associations consacrées à certaines affections, etc.).

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